08 novembre 2007
LES ATELIERS ARTISTIQUES ET SCOLAIRES
DE CSAVAS / Céuaş *
Depuis décembre 2005, les échanges avec l'associaion culturelle NADARA ont donné suite à une collaboration en septembre/octobre 2007 en vue de la création des Ateliers Artistiques et Scolaires après une 1ère rencontre durant l'été 2006.
Pour vous éclaircir
Céuaş est situé dans la région roumaine de Transylvanie. Sa population est hétérogène : 70% appartiennent à la communauté hongroise et 30% à la communauté tsigane. Au total, il compte 900 habitants, dont plus de 200 enfants tsiganes.
A ce jour, le taux de fréquentation des jeunes tsiganes à l’école hongroise de Céuaş est très bas, ce qui engendre un taux d'analphabétisme de 80%.
Il pourrait s'expliquer par la discrimination que rencontrent les jeunes tsiganes en ne trouvant pas leur place au sein de la classe ou par l’antinomie des pratiques et logiques culturelles des communautés hongroises et tsiganes.
C'est la raison pour laquelle nous soutenons la création des Ateliers Artistiques et Scolaires.
C'est donc à l'initiative des musiciens tsiganes que l'idée des Ateliers a germé, dont Francisc Iambor (président de NADARA) et Alexandra Beaujard (vice-présidente de NADARA)
L'association culturelle roumaine « NADARA »,qui signifie « n’aie pas peur » en langue romani a impulsé le projet des Ateliers afin de favoriser le soutien scolaire et l'accès à la formation professionnelle des jeunes tsiganes de Céuaş tout en préservant leur culture.
Les Ateliers Artistiques proposeront l'apprentissage de la danse et de la musique tsigane.
Les Ateliers scolaires, soit d'alphabétisation, pour que les jeunes bénéficient d'une instruction autour de la lecture, de l'écriture et des mathématiques
NADARA promeut depuis 2000 l’amélioration des conditions de vie des familles tsiganes en répondant aux besoins d'urgences tout en préservant et promouvant leur culture. De plus, elle tente de trouver les solutions à un développement social, économique et culturel, progressif et durable de la communauté tsigane de Csavas..
Divers projets ont déjà été finalisé par l'association culturelle NADARA grâce au soutien actif de nombreux bénévoles partenaires et des familles en faveur des Ateliers:
la rénovation de la route et construction d’un pont pour faciliter l’accès en tsiganie (quartier tsigane)
la construction de la Maison Culturelle permettant aux familles de se réunir car il leur était interdit de fréquenter la salle des fêtes de Céuaş. Après sa rénovation, elle fera office de salle de classe dans le cadre des Ateliers Artistiques et Scolaires.
la promotion de la culture tsigane en animant gratuitement des cours de danse et musique traditionnelle pour les enfants et les jeunes de Céuaş
Travaux d'éclairage des rues en tsiganie...ainsi que la mise aux normes européennes et la sécuraisation de la Maison Culturelle
Collecte et donations privées de fournitures scolaires pour 100 enfants (crayons, cahiers, trousses...) et l'acaht de matériel de bureau pour les professeurs et le directeur des Ateliers
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Septembre et octobre 2007
De nouvelles actions en faveur de l'ouverture des Ateliers
en partenariat avec NI PLUS NI MOINS
Cette rencontre a été possibe grâce à l'accueil de Fransisc IAMBOR et sa famile. De plus, la coopération active d'Alexandra BEAUJARD a largement favorisé l'organisation des chantiers, les transports, et les traductions.
David DUMEAU et Manou FROUMENTY de NI PLUS NI MOINS ont été ravis de vivre cette aventure enrichissante. Les projets ont aussi été co-subventionné individuellement (autosubvention pour David et FDAIJ pour Manou)
A la prochaine !!!!
PROJET « PILE POELE »
Porteur de projet : David
Cette après-midi là, il fallait sortir le vieux poêle et refaire un socle de ciment pour bien consolider le nouvel aménagement
Beaucoup d'enfants et de jeunes sont venus voir se qui se tramait...ils ont beaucoup aidé ou contemplé le savoir-faire des plus vieux comme le fait Marius sur la photo ci-contre

Pendant qu'Alexandra (Nadara) et Marton (1ère photo) agrandissait l'emplacement du nouveau poêle, les enfants cherchaient des cailloux et Ionut préparait le ciment
Nous avons attendu que le ciment sèche avant d'y installer le poêle....heureusement ce jour là il ne pleuvait pas...c'est Karina la jument qui nous a rendu un p'tit service en tirant la charette jusqu'en tsiganie
Et nous avons fait connaissance de Matei et sa femme, issus de la communauté tsigane Calderash (Cortocal ou Gabor) afin d'installer correctement les tuyaux d'évacuation de fumée.....Matei travaille donc le fer, il installe aussi les goutières des maisons.....un savoir-faire que les tsiganes détiennent depuis très longtemps.......Matei utilise des marteaux qu'il fait chauffer au feu de bois....tout un art.....
Ci-dessus vous pouvez voir David trop content de la première flambé du poêle !!
ON DELOGE LES ARAIGNEES DANS LA MAISON CULTURELLE
Tous aux balais et on dépoussière !!!
De l'énergie pour redonner un coup de neuf à la Maison Culturelle que nous avons un peu resalie après s'être défoulés à la lutte bagareuse (Match France-Roumanie)
Et le grenier aussi avant de l'isoler avec David, Adi, Marius et Claudiu
SI ON REFAISAIT UNE P'TITE BEAUTE A LA ROUTE
Une sacrée équipe improvisée pour la nature et pour rendre le lieu plus agréable.
Manou venait juste de monter la colline en direction de la tsiganie. Adela était à ses côtés, et elle était en train de lui dire que la nature devait être protégée protéger. Manou a alors été chercher un balai de branches séchées qu'on lui a prêté et elle a commencé à balayer la route. Deux minutes plus tard, une jeune tsigane la rejoingnait, et puis deux autres, et les enfants.....
....avec eux, nous avons fabriqué des balais de branches. Les garçons ont pris l'initiative d'aller chercher une brouette afin de ramasser tous les déchets.
C'était génial et cette impro nous a bien réveillée !!
RENOVATION DE LA ROUTE avec
l'Association La Cour des Miracles
Nous avons croisé la route de la Cour des Miracles (Strasbourg) qui soutient des projets sur place dont celui de l'association culturelle de NADARA.
Nous avons fait la connaissance de Sylvain VOGEL.....qui a d'ailleurs une super technique pour couper le bois !!!
La route avait besoin de pierres afin que le sol soit moins boueux les jours de pluie.
Et hop c'est parti !!
La rigolle a été nettoyé afin que l'eau puisse mieux s'évacuer
Et regardez le beau sourire de chozli !!
30 tonnes de pierres ont été livré....l'attraction du village ce soir-là quand le camion remorque a débarqué au village
L'homme au tracteur est un hongrois qui a bien voulu nous aidé. Il a déversé les pierres de la route principale du village en haut de la tsiganie
et notamment devant la Maison Culturelle pour en favoriser l'accès
La cour des miracles a aussi finacé des dalles de béton afin de faire un trottoir jusqu'en tsiganie.....la route étant utilisée par nos amis les chevaux et leur charettes....
Allez Alin et Sylvain, au turbin !!
Le centre de la tsiganie pendant que les plus baraques déchargent encore des dalles
Stefan rentre du travail et le trottoir a bien pris forme
FABRICATION DE BANCS EN BOIS
Porteur de projet individuel : Manou
Tout d'abord, c'est Denesh qui pense les bancs
Pendant que la jeunesse ponce les planches
Réalisation des bancs avec échange intergénérationnel
c'était un moment que Manou a pris plaisir à observer....comme les enfants se fraillant une place afin de plonger leur regard avide dans ce savoir-faire.....
les ados n'ont pas hésité à taper du marteau....nos chefs de travaux "maestri", en l'occurence Denesh et Marton, étaient devenus de supers professeurs d'ébenisterie
De nombreuses initiatives ont été prises de la part des jeunes
Bientôt une vraie salle de classe...
...bancs, tables et tréteaux peuvent aussi servir aux mariages ou autres manifestations
ISOLATION DE LA MAISON CULTURELLE
Il a aussi été question d'isoler le grenier de la Maison Culturelle avec Alexandra, Manou et des enfants volontaires
ACTIVITES CULTURELLES
Les jours de grand soleil ont permis de faire de nombreux jeux à l'extérieur: jeu de balles, de mémoire, de rapidité, acrobaties, roulades.....
Ce sont avec des cubes en bois que les enfants ont pris plaisir à jouer seul ou en groupe....Adela était contente de les poncer....comme d'autres enfants qui passaient par là par hasard
La visite d'Alex et Linas (Ni plus ni moins) était la surprise....leur participation à des activités improvisées était la bienvenue
Pendant qu'Alex jouait avec les enfants, Linas s'est vite entendu avec les jeunes afin de réaliser un panneau en bois....celui-ci a été installé à l'entrée de la Maison Culturelle, "Casa Culturala" en roumain.....Quant à Manou, elle prépare un jeu de l'oie sur un modeste morceau de plastique récupéré
Quel succès !! les enfants souhaitaient tout le temps y jouer.....et avec un esprit coopératif, les plus grands étaient les autres qui savent à peine compter....les pions de ce jeu n'étaient pas des oies mais des cailloux coloriés avec couleurs et formes différentes....La prochaine fois, on pourra organiser un tournoi !!!!
PEINTURE DANS LA MAISON CULTURELLE
Alexandra et Tocsila (Nadara) souhaitait égayer ce lieu.....un jour Alexandra est arrivée en tsiganie avec un pot de peinture blanche et des pinceaux....une nouvelle activité était lancée !!!!
Ce n'est que la première couche.....Manou a ramené des pigments de couleurs mais nous n'avons eu le temps......
Enfin, Alexandra Baeujard et Tocsila Iambor ont organisé un Bal d'Inauguration de la Maison culturelle.
Merci aux musiciens de NADARA GYPSY BAND d'avoir été présents....Vous pouvez reconnaître Alexandra à l'accordéon et Tocsila au violon....
Csila et son super déhanché !!!
Les rythmes de "joc tsiganesc" nous ont fait dansé une bonne partie de la nuit...Deux jours après Manou quittait Csavas, quel souvenir !!!
Animation Karaoké improvisée....Alin et Monica en duo "Spune-mi"
Nous espérons que les jeunes tsiganes bénéficiront du droit fondamental qu’est l’éducation, relatif à la déclaration du droit de l’enfant de 1989.
Actuellement la Maison Culturelle est prête à les recevoir pour des Ateliers d'Alphabétisation.
Le projet actuel de NADARA est la réalisation et la mise en fonction des Ateliers dans le quartier tsigane de Csavas. Elle attend un soutien institutionnel roumain afin de créer un poste de professeur.
La route est encore longue mais on y croit !!!
Dès cette hiver, l'association culturelle NADARA, plus précisément F.IAMBOR organisera des cours de danse et de musique gratuits pour que les jeunes conservent leur héritage culturel.
Quant à nous, la récolte de fonds continue pour que la Maison Culturelle soit ouverte !!!
(sanitaires, point d'eau, clôture, matériel pédagogique, extincteur, assurance...)
* Extrait du projet d'appui présenté par Emmanuelle Froumenty à la DRDJS dans le cadre du FDAIJ accordé en juin 2007
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25 avril 2007
La croisée des destins...
A l'heure où le soleil illumine nos yeux et nos sourires, nos corps s'ouvrent encore et encore à la musique tsigane...
Un soir qui me paraissait ordinaire, j'ai croisé la route de la Fanfare Vagabontu...l'aventure a en fait duré 5 jours, remplie de bonheur et d'échanges humainement enrichissants....les tsiganes roumains m'ont fait partager leur vie de voyageurs avec tant de respect, de fantaisie et de magie....Atypique rencontre qui nous a tous comblé...vous pouvez croiser aussi leur chemin car la fanfare déambule de ville en ville...
Association BARI BAHTALI!
http://vagabontu.org/
Les musiciens de la Fanfare Vagabontu vous initient à la vie voyageuse sur des rythmes festifs où la clarinette serpente vos oreilles, accompagnée des trompettes et des barytons....si vous les apercevez, je vous convie à vous élancer sur des danses tsiganes endiablées....
Et n'oubliez pas qu'ils vivent de leur musique, transmissions familiales à travers lesquelles les tsiganes préservent leur culture....Chaleureuses, festives et enjouées, leurs mélodies nous ont fait vibrer dans les rues de Bordeaux....Adorables soient-ils, ils animeront vos soirées lorsque vous serez en terrasse sirotant un verre !!
Yallah!!!
01 avril 2007
A propos des Journées du Film Ethnographique...
L'équipe de l'association l'Autre
a encore cette année atteint ses objectifs
La programmation du festival sur le thème des IDENTITES a permis de décupler les rencontres, les discussions et les débats qui se sont ouvrtes à des sujets d'actualité.
***
Le mercredi 4 avril était une journée de sensibilisation à la culture tsigane dans toute sa diversité en partenariat avec Ni plus ni moins.
***
Contenus des débats (fichiers joints):
Lecole_de_Mr_jo_de_Clement_et_Jerome
Qui_a_peur_des_tsiganes_roumains_dEvelyne
Certainement à l'année prochaine pour une autre aventure avec l'association l'Autre sur un autre thème.....avec des étudiants en Anthropologie culturelle et sociale et d'autres convives, avides de rencontres et de connaissances....
Belle aventure que nous avons vécu ensemble avec ses avantages et ses incovénients
05 mars 2007
L'association l'Autre présente
du 30 mars au 6 avril 2007
la 12ème Edition des Journées du Film Ethnographique
sur le thème des "Identités"
Ni plus ni moins la suit dans son aventure en proposant la diffusion de "L'école de Mr Jo", un documentaire réalisé par Clément Gargoullaud et Jérôme Veyret et produit par Grand Angle.
http://mediaventure.over-blog.com/article-3567382.html
Il met en scène les Camions Ecole de l'ASET et les familles du voyage en Gironde.
http://perso.orange.fr/aset.france/
Sa diffusion est prévu le 4 avril 2007 dans les locaux de l'université Bordeaux II. Le documentaire sera suivi d'une prise de parole du public et de ses invités
autour de la scolarisation des gens du voyage.
...à suivre
04 mars 2007
Dans "Grâce et dénuement", Alice Ferrey a écrit:
"Non, se disaient maintenant les frères Gitans, leurs vies n'étaient pas si misérables. Ils n'étaient pas les plus pauvres sans feu ni lieu, puisqu'ils avaient des camions, des caravanes et de belles femmes qui portaient de jeunes enfants. Que pouvait-on demander de plus à la vie?"
"C'est bien vrai que la vie est pleine de nuages. Et nous sommes à l'intérieur des nuages. Et parfois, c'est si noir que le noir vient en nous"
"Personne est fait pour vivre seul, ça c'est sûr et nous, Gitans, on l'a mieux compris que vous autres" dit Angéline, la grand-mère, une maîtresse femme, à la fois brusque et pleine de sagesse
"Ne te garde pas; ce qu'on garde pour soi meurt, ce qu'on donne prend racine et se développe"
"Celui qui donne le respect reçoit le respect"
"Le bonheur nous rend la beauté et notre âme éclaire notre corps"
"Tout est beau dans ce que l'on aime, tout ce que l'on aime a de l'esprit"
...bonne lecture...
05 février 2007
BREVES DE L'ASSO
Notre première soirée a vu le jour dans la nuit du 25 au 26 janvier 2007 à la MAC (Maisons des Activités Culturelles près de Bordeaux).
***
Cette démarche d'autofinancement a fait l'objet d'un partenariat avec l'ASSE (association des étudiants en Science de l'Education) et avec l'Autre (association des étudiants en Anthropologie Sociale et Culturelle). Elle a alors donné naissance à une solidarité associative
que nous souhaitons promouvoir et renouveler afin de donner du sens notre petit réseau partenarial en construction.
***
L'équipe de Ni plus ni moins remercie tous les bénévoles ayant contribué(e)s à la concrétisation de cette soirée.
Ils sont musiciens, techniciens du son, adhérents des associations de Ni plus ni moins, de l'ASSE et de l'Autre.
***
Ce fut une rencontre enrichissante et remplie de fantaisie autour d'une musique populaire et festive, durant laquelle les 30 musiciens ont échangé autrement autour d'un boeuf improvisé en fin de soirée.
Des liens ont été tissé entre tous les participants.
Ce moment a aussi permis la diffusion des photos de Michel de Langeveld retraçant des scènes quotidiennes des Tsiganes du village de Ceuas en Roumanie. Ces images ont éveillé la curiosité du public, une occasion de parler fortuitement de leurs situations sociales et scolaires.
De nombreux regards ont été portés sur ces clichés qui ont largement sensibilisé jeunes et moins jeunes présent(e)s de cette soirée.
***
Que du bonheur !!! pourvu que ça dure!!!
24 janvier 2007
Dossier associatif
Pourquoi Ni plus ni moins ?
A la suite de recherches dans le cadre d'études universitaires, deux membres de l'équipe de Ni plus ni moins se sont largement intéressées à la scolarisation des enfants tsiganes. Après constat, des problématiques ont émergé concernant les relations « famille-école ». De plus, le Conseil de l'Europe (recommandation 2OOO) tend à mobiliser les acteurs de l'éducation en vue de nouvelles stratégies éducatives pour les enfants tsiganes. En effet, beaucoup fréquentent l'école de manière aléatoire, d'autres n'y sont jamais présents et le taux d'analphabétisme s'accroît.
En tant que membres de l'équipe de Ni plus ni moins, nous nous accordons
sur une valeur commune: l'importance de la diversité culturelle dans nos
sociétés à l'heure européenne. Nous souhaitons nous pencher sur le rapport à
l'Autre dans un respect des particularismes individuels et collectifs.
En effet, la différence habite notre monde et fait partie intégrante de l'humanité dans toutes ses cultures. Elle permet à chacun de se positionner dans une société donnée, de s'affirmer, mais aussi en la reconnaissant en tant que telle, de connaître donc de reconnaître, d'échanger, ainsi de s'enrichir individuellement par le biais des relations sociales. De plus, le regard que nous portons à l'Autre est significatif de la pensée que nous en avons. Il s'avère que si ce regard est empreint d'images façonnées et entretenues par les sociétés, il peut y refléter une vision très stéréotypée, qui, ancrée dans les esprits, ne permet pas une ouverture suffisante pour vivre ensemble.
Nous trouvons alors un point commun autour de la confrontation des cultures : les stéréotypes se construisent et sont véhiculés de part et d'autre de façon similaire. Il nous paraît donc important de combattre l'ignorance en développant le respect mutuel par l'échange culturel.
L’association Ni
plus ni moins a réfléchi ses objectifs autour de deux grands axes:
- contribuer à amenuiser les stéréotypes afin
d’éviter une certaine réticence culturelle
- permettre un échange culturel afin de
promouvoir une meilleure connaissance des milieux tsiganes
*
- tenter de comprendre les liens existants
entre les communautés tsiganes et les institutions scolaires
- favoriser un autre rapport à l’École en
proposant une ouverture pédagogique alternative
Quelles
interventions?
L'équipe de Ni
plus ni moins souhaite orienter ses interventions en cohérence avec le
public rencontré. S'inscrivant dans une démarche de
non-assistanat, elle devra prendre en considération la volonté des familles et
des enfants tsiganes, afin que ceux-ci soient pleinement acteurs. De ce fait,
cette participation active donnera un aspect solidaire et citoyen à nos
actions.
Nous
interviendrons sur plusieurs terrains, dans différents domaines et avec des publics
divers:
- Rencontres
autour de questions sociales et scolaires concernant les tsiganes
- Mise
en coopération avec des structures associatives et territoriales pour la
durabilité des projets d'action
- Organisation d'évènements culturels et artistiques à Bordeaux (concerts, expositions, projection-débat...)
Ateliers
d’animation (arts plastiques, mime, photo, contes...)
Accompagnement à la scolarité
FEVRIER
Soirée de présentation de Ni plus ni
moins avec concert acoustique
AVRIL
Soirée d’échange de musique populaire
(auto-financement du
projet partenarial en Roumanie)
JUIN
Festival des Cultures Solidaires à
Cadillac ???
Soirée d’échange de musique populaire
(auto-financement du
projet partenarial en Roumanie)
Assemblée générale de l’association
JUILLET/ DECEMBRE
Intervention en Roumanie pour la création
d’une école artistique dans le village de Céuaş en Transylvanie ???
12 janvier 2007
Avis aux visiteurs
la porte de ce blog est ouverte et il n'est pas nécessaire de frapper pour y entrer...
Accordons-nous qu'il est un espace libre à l'expression de nos idées et opinions respectives.
Un coin à palabre où se mêlent les réflexions pour tenter de mieux comprendre les faits et les choses en même temps que d'être sur le terrain
Accordons-nous d'échanger...
17 octobre 2006
Le marché de Sebes
16 octobre 2006
Archita
Bienvenue à Archita!!!
Archita est un village situé à 40 km de Sighisoara...On y accède le plus souvent en train. Ne possédant pas de véhicule, les villageois utilisent fréquemment ce moyen de transport, comme la plupart des enfants et des jeunes qui sont scolarisés à Sighisoara.
Nous sommes venues rendre visite à des jeunes, rencontrés la veille à Sighisoara lors du festival médiéval qui se déroule chaque année. Une opportunité pour nous de côtoyer le quotidien de près dans un village plutôt que dans une ville touristique, où nous n'aurions certainement pas vécu la même chose.
Sur le chemin, menant de la gare au centre du village, nous avons croisé quelques uns de ces jeunes. Surpris de nous voir, ils nous ont conduits là où nous étions invités. Ce n'était pas les seuls à être étonnés, des enfants nous suivaient à pied ou à vélo, lorgnant nos gros sacs à dos. En effet, quel honneur de nous recevoir dans leur village très peu fréquenté par des touristes.

Ce village nous a paru très loin des exigences prévues dans l'entrée en vigueur de la Roumanie dans l'Union européenne. En effet, à Archita, comme de nombreux villages, la vie est assez rudimentaire face aux avancées technologiques des villes roumaines, où les gens donnent l'impression d'être encore plus consommateurs qu'en France. A ce sujet, il nous paraît important de mettre la Roumanie dans son contexte historique. Il est clair que le ravage communiste a privé les roumains sur de nombreux domaines et les a assoiffé de nouveautés, d'autant plus que les pays limitrophes comme l'Italie ou la Hongrie donnent une envie rassasiante.
Nous avons trouvé un décalage de plus de cinquante ans entre la ville et la campagne.Chez la famille où nous avons séjourné, la maison est alimentée en électricité, pour l'eau, il faut aller la chercher au puits commun sur la place du village, où les chevaux s'abreuvent aussi. Un fois les sots remplis, cette eau peut être bouillie au feu de bois pour être consommée, mais sert le plus souvent à la toilette, qui se fait à l'extérieur durant l'été et dans une chambre les jours d'hiver. Les salles de bain sont donc inexistantes pour la plupart des villageois. De plus étant donné que les difficultés financiers s'accumulent au fil des mois passées, il arrive souvent que les familles n'aient plus de gaz pour faire fonctionner la gazinière, elles ont alors recours à la cuisinière à bois, source d'énergie naturelle, qui fait la richesse de la Roumanie. Malheureusement, les forêt sont de plus en plus déboisées, et le bois est un commerce fluctuant.
C'est alors avec plaisir que nous avons cuisiné une tambouille de légumes à la saucisse fumée pour ces jeunes roumains qui nous ont ouverts leur porte. Nous tenons à vous éclaircir sur leur situation familiale. Afin de gagner plus d'argent, dans le but de financer les études de ses fils, leur mère est partie travailler dans une fabrique italienne. Durant quelques mois, ces jeunes vivent de débrouillardise, et de dur labeur pour leur âge. Le petit frère n'a que 13 ans, et part travailler au champs ou traire les vaches pour gagner quelques Leï. D'autant plus que le travail est assez aléatoire vu le nombre important de jeunes qui en ont besoin. Sinon, cette famille n'était pas équipée d'une machine à laver, tout se fait à la main dans des grandes bassines, tout comme la vaiselle.
Tous les habitants se nourrissent de légumes de saison, cultivés dans le jardin. Pommes de terre, choux, poivrons, tomates, pommes, poires, pastèques et raisins ravillent les papilles et amenuisent le goût amer de cette survie quotidienne.
Voici les tenues traditionnelles, dont celle de droite appartenait au grand-père de la famille. Ce blason fait de peau de mouton se porte sur une large chemise blanche en coton dont les bordures sont brodées à la main avec du fil jaunâtre. Les danseurs de la région de sighisoara portent un pantalon en laine avec des bottes noires aux pieds.






































































