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Nos actions visent à promouvoir une meilleure compréhension de la culture Tsigane, à lutter contre les discriminations et les préjugés racistes et à favoriser l'accès à l'éducation, droit fondamental pour une reconnaissance socioculturelle

04 mars 2007

grace_et_denuement

Dans "Grâce et dénuement", Alice Ferrey a écrit:

"Non, se disaient maintenant les frères Gitans, leurs vies n'étaient pas si misérables. Ils n'étaient pas les plus pauvres sans feu ni lieu, puisqu'ils avaient des camions, des caravanes et de belles femmes qui portaient de jeunes enfants. Que pouvait-on demander de plus à la vie?"

"C'est bien vrai que la vie est pleine de nuages. Et nous sommes à l'intérieur des nuages. Et parfois, c'est si noir que le noir vient en nous"

"Personne est fait pour vivre seul, ça c'est sûr et nous, Gitans, on l'a mieux compris que vous autres" dit Angéline, la grand-mère, une maîtresse femme, à la fois brusque et pleine de sagesse

"Ne te garde pas; ce qu'on garde pour soi meurt, ce qu'on donne prend racine et se développe"

"Celui qui donne le respect reçoit le respect"

"Le bonheur nous rend la beauté et notre âme éclaire notre corps"

"Tout est beau dans ce que l'on aime, tout ce que l'on aime a de l'esprit"

                                                                           ...bonne lecture...

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06 juillet 2006

chevauxRomanès

(aux Tsiganes déportés)

                               Qu'on se souvienneguerre

Ces gorges muettes

et tous les chants que l'on n'entendait plus

Ces mains tendues

griffes au sol

pour retenir un peu de terre

à chaque coin de ces regards des fils de fer fleuries d'épines

Aucun autre horizon que la houle des chevelures qui tombent sous les ciseauxguitara

Oublier sans oublier

Souffrir pour ne plus souffrir

magazinemais ces bras tendus où plus aucun violon ne pleure

aucune guitare ne frissonne

Et tous ces petits anges bruns que l'on torture

ces petits anges noirs dont on coupe les ailes !

Ces mendiants de l'existence !

Parce qu'une paire de bottes manque

la mort d'un claquement de fouet !         bb

Tsigane ô Tsigane                                  ff

que ton sang rejaillisse au front des offensseurs

Et que le monde entier respecte ta douleur

Toi, si loin dans ta roulotte...

à l'heure où je t'invoques, tu accours à moi dans les plis de ma robe

Tu déferles sur mon sang comme un coup de soleil

J'entends les gouttières de ton rire

Tu repousses plus loin la mer de l'inconnu

J'entends les gouttières de ton rire, le claquement de ta voix.

Je te revois au bord du grand rivage

Tsigane, tu ressembles aux chevaux recevant le fouet !

Tu te cabres souvent mais ne te plie jamais.images

          STERNA WELTZ

(poétesse et cartomancienne manouche)

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